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La conjoncture défavorable pour l’emploi, entretenue par les crises successives que notre pays a connues depuis décembre 1999, s’est traduite par un taux de chômage élevé notamment chez les jeunes. Tant et si bien que le sujet qui fait le plus objet de spéculation aujourd’hui est sans doute celui relatif à « l’insertion des jeunes »..

Quatre structures nationales ayant pour mission le financement et l’ingénierie de la formation professionnelle, et la promotion de l’emploi ont construit une réflexion autour de la mise en place d’un dispositif innovant pouvant répondre efficacement à l’épineux problème du chômage: ce sont le Fonds de Développement de la Formation Professionnelle (FDFP), l’Agence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP), l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Emploi (AGEPE) et le Fonds National de Solidarité pour la Promotion d’emplois Jeunes (FNS).

Le résultat de leur réflexion a donné naissance à la Plate-Forme de Services-Côte d’Ivoire (PFS-CI) qui s’inscrit dans le cadre du développement local et qui met en oeuvre des démarches et des outils d’insertion des jeunes basés sur  les réalités socioéconomiques des territoires.

    Cette approche qui se veut à la fois systémique et solidaire, suppose :
  • L’implication active des acteurs sociopolitiques et économiques des territoires;
  • La volonté et la capacité des collectivités territoriales à inscrire l’Insertion par l’Activité Economique comme une composante de la gouvernance du territoire.

Placée sous la tutelle du Ministère en charge de l’Emploi, la PFS-CI est aujourd’hui dans sa phase d’opérationnalisation, et de déploiement sur toute l’étendue du territoire. Elle bénéficie du soutien de Partenaires Techniques et Financiers, tels que la Coopération Française, le PAPC, le PNUD, le BIT pour ne citer que ceux-ci.

Cette page du site internet www.pfs-ci.com sur laquelle je laisse libre cours à ma plume, est un outil que nous mettons à la disposition de tous : internautes, institutions, entreprises, PTF… afin que vous puissiez mieux comprendre et mieux vous approprier le dispositif PFS.

En espérant faire de vous des militants pour la cause de l’insertion des jeunes en Côte d’Ivoire et dans le monde, je vous souhaite une bonne navigation.

Franck DOGOH MADOU

Directeur Général de l'Emploi

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La question de l’insertion des jeunes et des publics vulnérables ( femmes et personne porteuses d’un handicap) est un sujet préoccupant pour les gouvernants, les élus locaux, les ménages et les bénéficiaires eux-mêmes.

Pour mieux adresser cette importante question, notre dispositif a choisi le territoire comme angle d’attaque, avec en première ligne, les élus locaux qui en font un outil de gouvernance locale, en association avec toutes les forces vives et tous les principaux acteurs locaux.

Cette approche systémique, expérimentée, validée et déployée dans plusieurs localités a confirmé la richesse des niches d’emplois dans nos territoires, à travers les résultats probants obtenus par notre dispositif, qui bénéficie aujourd’hui, de la confiance de nombreux partenaires techniques et financiers.

Qu’il me soit permis de saluer le rôle central joué par les élus locaux , qui ont fait du développement local de leurs territoires, une véritable opportunité pour l’insertion massive des jeunes et des publics vulnérables.

Vivement donc que tous les acteurs locaux apportent, chacun en ce qui le concerne, le soutien tant attendu, pour permettre au dispositif local, d’atteindre tous les objectifs d’insertion ; je pense aux rôles majeurs que peuvent jouer les entreprises locales, la société civile, les associations de jeunesse, de femmes etc., les micro finances, les autorités traditionnelles et bien entendu, les autorités administratives dont le rôle de facilitation a toujours été déterminant.

Mobilisons-nous donc, pour être tous au chevet de la question centrale de l’insertion des jeunes et des publics vulnérables, dont la situation socio professionnelle est au centre des préoccupations de tous !

Notre dispositif jouera ainsi et de la plus belle manière, la partition attendue de lui, en s’appuyant sur son dynamique réseau de Plateformes de Services Locales et de Missions Locales, animées par des hommes et des femmes dévoués à la cause de l’insertion des jeunes et des publics vulnérables.

Bonne navigation à toutes et à tous!

ASSOUMOU BAKA CHARLES

REGIE DE SERVICES TERRITORIAUX

Outils susceptibles de participer au renouveau des politiques de développement local à travers les activités qu’elle déploie au service des habitants et du territoire, les RST permettent à des jeunes fragilisés et éloignés de l’emploi, de s’inscrire dans une démarche de mise en activité sous la forme de prestations de services à la collectivité. Leur contribution aux prestations de la RST dure 6 mois au maximum. Les groupes sont de 60 jeunes répartis dans différents métiers liés à l’intérêt général.

Les RST sont en effet, des entreprises sociales qui participent à l’insertion des jeunes par leur mise en activité professionnelle dans le champ de l’aménagement local et de l’amélioration de l’environnement et du cadre de vie des habitants. Elles sont avant tout des entreprises qui produisent et commercialisent des services. 

Ces activités d’intérêt général concernent la gestion des ordures ménagères et des déchets (collecte, tri et valorisation), l’entretien de la voierie municipale et des pistes, l’aménagement des espaces publiques, la réhabilitation des immeubles et constructions publiques, la santé publique, l’hygiène (latrines), la sécurité publique…

  • Intégrer les jeunes dans une première expérience professionnelle rémunérée, leur permettant de se familiariser aux exigences du travail, d’acquérir les compétences utiles aux activités assurées et de développer une capacité à s’engager dans une démarche d’orientation professionnelle vers la création d’activités ou vers l’emploi salarié (DIPAO).  
  • Assurer les prestations de services contractualisées dans le champ de l’aménagement local et de l’amélioration du cadre de vie (collectivités décentralisées ou pouvoirs publics). 
  • Jeunes de 18 à 40 ans ayant un faible niveau d’instruction ;
  • Collectivités décentralisées : communes et conseils généraux.
  • Constitution et mise en opérationnalité de la RST:  
    • Projet / implantation / équipement / intégration dans le tissu socioéconomique et culturel local,
    • Plan d’actions annuel et programmation,
    • Recrutement et préparation des personnels,
    • Sélection des jeunes par la ML ;
    • Validation du comité Local d’Insertion des Jeunes (CLIJ)
  • Réalisation des activités de prestations de services en conformité avec les engagements contractualisés et la logique d’insertion spécifique :
    • Mise en activité encadrée au sein d’une brigade sur une période de 6 mois,
    • Acquisition des compétences requises par alternance à travers les activités exercées (cf. : Chantier école) assurées par l’encadrement de la RST,
    • Suivi régulier et préparation de l’orientation professionnelle avec les AML.
  • La prise en compte de la RST dans le Plan Local d’Insertion des Jeunes (PLIJ) : intégration dans les activités d’aménagement local et d’amélioration du cadre de vie ; 
  • La coopération des collectivités territoriales – élus et services techniques –avec les agences locales et nationales intervenant dans les domaines de compétences des RST ;
  • L’adoption du mode de relations contractuelles avec les donneurs d’ordre en y introduisant la double dimension de solidarité et de citoyenneté ;  
  • La recherche d’une autonomie financière progressive de la RST, gage de sa pérennisation - qui reflète sa particularité d’entreprise solidaire : résultats économiques et suivi particulier des jeunes ;  
  • Les complémentarités opérationnelles construites entre ML et RST en cohérence avec le PLIJ ; 
  • Le suivi-régulation régulier de la démarche - centrée sur les pratiques, la qualité des parcours et l’atteinte des résultats – permettant les ajustements indispensables.  
  • Des activités lisibles, choisies pour leur capacité à soutenir le projet de la RST,  
  • Un territoire apte à initier des activités suffisantes, 

Principes

  • L’intégration dans la vie active par un travail rémunéré ;
  • L’atteinte rapide du niveau d’efficacité ;
  • L’adhésion et la participation de la communauté ;
  • La préparation avec le jeune de son orientation au sortir de la passerelle.

Acteurs :

  • Comité Local d’Insertion des Jeunes (CLIJ) : veille à la mobilisation des jeunes, à l’implication des acteurs locaux, à la promotion de la démarche, contractualise avec les collectivités locales, les clients privés ou les organismes nationaux;
  • Animateurs de Mission locale (AML) : accueillent les jeunes et clarifient son projet professionnel, le suivent dans la démarche et l’aide à préparer la sortie de la passerelle ;
  • Collectivités territoriales et organismes nationaux : 
    • Donneurs d’ordre dans le cadre de convention de services établis avec la RST,
    • Partenaires associées aux démarches d’insertion des jeunes ;
  • Prestataires de services locaux : assurent des prestations contractualisées
  • Jeunes du territoire